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Information has been stored in live neurons for the first time, bringing closer the creation of "cyborg" computer chips that combine electronic circuits with human cells...
From issue 2607 of New Scientist magazine, 08 June 2007, page 29
http://www.newscientisttech.com/article/mg19426075.700-data-stored-in-live-neurons.html
Une vraie belle poupée, c'est une poupée dotée d'un corps qui vit, qui respire mais qui est dépourvue d'une âme. Un corps aimable, un corps résistant mais délicat comme de la porcelaine.
L'humain ne peut pas rivaliser avec la poupée, tant dans sa forme, dans l'élégance de ses mouvements, que dans sa nature même. Les faiblesses de la conscience humaine deviennent des faiblesses de la réalité de la vie. La perfection n'est accessible qu'à celui qui n'a pas de conscience ou dont l'inconscience est infinie. La perfection n'est donc possible que pour les poupées ou bien les dieux.
En réalité un autre mode d'existence est comparable à celui des poupées et des dieux. Chez le poète Shelley les alouettes baignent dans une joie profonde et instinctive. Joie que nous, les humains prisonniers que nous sommes de la conscience de soi, ne pouvons pas connaître. Pour ceux d'entre nous qui ont soif de connaissance, c'est une condition plus insaisissable que la divinité.
Si l'on ne connaît pas la vit comment peut-on connaître la mort ? Comme l'a dit Confucius. Rares sont les humains qui connaissent la mort. La plupart affronte la mort sans s'y être préparé, armé de leur seule ignorance. Autrement dit on meure simplement parce que mourir est inévitable.
La question est de savoir si une créature vivante en apparence est vivante en réalité. Ou si on préfère, la question est de savoir si un objet sans vie peut prendre vie. En considérant le coté un peu inquiétant qu'ont ces poupées là, il faut comprendre qu'elles sont modelées sur l'apparence humaines. Elle sont en fait terriblement humaines. Elles nous mettent face a la terreur de voir qu'elles sont des humains réduits a de simples mécanismes. En d'autres termes elles nous montrent clairement que fondamentalement, tous les humains que nous sommes appartiennent au néant.
Tout en voulant percer les secrets de la vie, la science est également responsable d'avoir fait surgir cette terreur là. L'idée que la nature est reproductible, conduit à l'inévitable conclusion que les humains peuvent être eux aussi réduits à l'état de pièces de mécanique.
A notre époque, la technologie robotique et la neurologie électronique ont redonné naissance a la théorie du 18e siècle selon laquelle l'homme est une machine. Et maintenant que les ordinateurs créent de la mémoire externe, les humains s'adonnent à l'auto-mécanisation, dans le seul but de faire reculer les limites de leurs propres fonctions. Laissant derrière eux Darwin et sa sélection naturelle, les humains sont résolus a dépasser la théorie de l'évolution de l'espèce en maîtrisant ses lois. Cette pensée révèle chez l'homme un désir inné d'atteindre la perfection. La création artificielle d'un être vivant parfaitement équipé et indestructible a donné naissance a ce cauchemar.